La fin d'une politique budgétaire saine.

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Une lettre de... Christian Jasperneite ;

Le stratège en chef von M.M. Warburg & Co. prévient que des politiques budgétaires douteuses en Europe prennent la Banque centrale en otage.

J'ai du mal à le croire : Dans leur livre "Un président ne devrait pas dire ça...", deux journalistes français parlent d'un accord secret entre la France et la Commission européenne. Essentiellement, le fait est que la France adhère officiellement au pacte de stabilité, mais qu'elle n'est pas sanctionnée par la Commission européenne si elle manque l'objectif. Präsident François La Hollande aurait déclaré : "Nous disons donc : Nous concluons le traité, nous donnons comme objectif un déficit de 3 %, mais ils savent très bien que nous n'y parviendrons pas. Ils étaient d'accord." Le livre fournit aussi la justification : "Nous sommes la France, nous vous protégeons, nous avons une armée, une capacité de dissuasion. Les Européens .... ils savent qu'ils ont besoin de nous. Et cela a son prix, qui doit être payé."

Je rirais si ce n'était pas pour pleurer. Cette attitude montre que la France (comme beaucoup d'autres pays) ne comprend pas la signification plus profonde et le sens économique du Pacte de stabilité. Le pacte stipule que les États de la zone euro doivent avoir une dette inférieure à 60 % du produit intérieur brut et ne doivent pas dépasser un déficit budgétaire courant de 3 %. Avec une croissance nominale de 5 %, ces paramètres de la dette sont à peu près compatibles avec un financement public durable.

Le problème: Die L'hypothèse d'un taux de croissance nominal annuel de cinq pour cent dans les années 1990 peut encore sembler plausible. Heute c'est complètement irréaliste. Un pays comme la France risque donc d'afficher un déficit d'environ un pour cent seulement en termes purement mathématiques afin de rendre sa dette publique soutenable à long terme. Le déficit budgétaire effectif de la France de 3.5 pour cent en 2016 est donc en deçà non seulement de l'objectif formel du Pacte de stabilité, mais aussi de l'objectif économiquement pertinent dans une mesure spectaculaire.

Le fait est que l'Etat français a abandonné son objectif d'opérer un budget de l'Etat durablement finançable avec sa planification budgétaire actuelle.

Dans des circonstances normales, cela serait sanctionné sur les marchés par des réductions de prix sur les obligations d'État. Toutefois, ce mécanisme a été suspendu parce que la Banque centrale européenne a donné indirectement une garantie pour éviter des rendements élevés sur les obligations d'État. Tant que cela reste le cas, un État peut se refinancer lui-même, même si sa dette est dans un déséquilibre dramatique.

Toutefois, cela prend la BCE en otage. Denn, en fin de compte, seule sa politique monétaire décide si les États demeurent solvables ou non. C'est précisément pour cette raison que le traité de Maastricht a été élaboré à l'origine : Les États devraient être tenus de faire en sorte que la banque centrale ne se trouve pas dans une telle situation. C'est fini maintenant. Il serait probablement plus honnête d'abolir complètement le contrat que d'agir année après année comme si on s'y tenait.

En fin de compte, il n'y a qu'un seul grand pays de la zone euro qui a mis sa dette sur une trajectoire financière presque viable : l'Allemagne. Curieusement, c'est précisément ce qui est critiqué. Le FMI et la Banque mondiale accusent l'Allemagne de ne pas en faire assez pour éliminer les déséquilibres existants im Außenhandel, qui sont dus en partie au fait que l'euro est trop sous-évalué du point de vue allemand. L'Allemagne devrait augmenter sa dette et donc consommer davantage afin de réduire ses excédents commerciaux.

En dernière analyse, le FMI et la Banque mondiale exigent donc que nous abandonnions la voie d'un financement public durable (à peine) et que nous suivions les traces de la France en matière de politique budgétaire. Cela, à son tour, ne fonctionne qu'avec le soutien de la banque centrale, qui doit accompagner l'interventionnisme fiscal avec bienveillance afin qu'il ne conduise pas à une catastrophe - ce qui signifierait que nous serions à nouveau pris en otage sur ce sujet. Les banques centrales sont en effet prisonnières d'un courant politique mondial qui s'abstient de plus en plus d'analyser les effets à long terme. Vous ne pouvez vous empêcher de maintenir des taux d'intérêt bas à l'avenir.

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